La ville de Tokushima

Tokushima, capitale de la pr ecture qui porte son nom, s'est d elopp  sur l'estuaire du Yoshino, le second des grands fleuves de Shikoku. Elle fait fece à la r ion  aka-Nara-Ky o, avec l' e d'Awajishima entre les deux. La ville a de tout temps  é le port d'acc  des  hanges culturels et  onomiques entre ces deux r ions.

En 1585 elle devint la capitale lorsque le seigneur Hachisuka Ier vint gouverner Awa, qui devint bient  la province de Tokushima avec un fief de 175.000 koku. Le ch eau a disparu mais son site est devenu le Tokushima Ch  k n jardin central, il comprend les anciens jardins du palais seigneurial et le mus . Le mont verdoyant pr  de la gare s'appelle le mont Bizan, on peut y voir de nombreux temples, bouddhistes et shinto. Tout en parcourant d'anciennes rues pittoresques on peut aller de temple en temple. Dans le quartier voisin de Tera-machi, ou quartier des temples on ne d ombre pas moins de 23 anciens temples r nis là par le seigneur Hachisuka Ier. Le temple bouddhiste Zuigan-ji, pr  du t  h ique est surtout renommé pour la beauté de son jardin, datant du d ut du 17  e si le. Le temple Imbe-jinja, sur la pente m idionale de bizan,  ait le temple shinto No. 1, d ié aux dieux ancestraux de la famille Imbe, premiers colons de la partie orientale de Shikoku.

Awa Odori

Tokushima est c  re pour son d ilé de danses populaires: Awa Odori. Pendant l' O-Bon du 13 au 15 ao  les touristes et la population sont anim  par l'ambiance de f e qui r ne partout. A partir de 6 p.m. du soir des dizaines de milliers de personnes, jeunes ou vieux, hommes ou vemmes, v us de couleurs chatoyantes dansent avec entrain d'une place à une autre, d'un pied l er, agitant les bras en cadence au son des Shamisen guitares, du chant Yoshikono, des tambours, des clochettes et des fifres. Le Yoshikono est une chanson de l' e Edo, spirituelle et romatique à la fois avec un refrain irr istiblement enjoleur ou provocateur. Odoru ahô ni miru ahô! Onaji ahô nara odoranya son son! Les danseurs sont des fous! les spectateurs sont des fous! Soyons donc tous des fous dansants ! Aaa-ra, e-rai yatcha! E-rai yatcha! Yoi yoi yoi yoi !

A la v ité Awa Odori, de par son authenticité populaire est accessible à tous. La danse elle-m e est peu compliqu . On vous dit: "Agitez vos mains lev s et avancez, voilà,vous dansez l'Awa Odori". Les habitants comparent ce rythme à celui de la samba br ilienne.

La maison Moraes

Pr  de la station de t  h ique au sommet du mont Bizan, se trouve un  ifice consacré à un  rivain portugais, Wenceslau de Moraes (1854-1929). C'est la maison Moraes qui expose ses oeuvres litt aires, ses manuscrits, sa biblioth ue, ses biens personnels, la reconstitution de son bureau etc...

Moraes, ancien officier de marine se rendit au Japon en 1898 comme consul de Kobe. Deux ans plus tard il  ousa Yone Fukemoto, une geisha de Tokushima. Lorsqu'elle mourut en 1912 d'une crise cardiaque, Moraes prit sa retraite et s'installa à Tokushima, où il rencontra Saitô Koharu, la ni e de Yone. Ils v urent ensemble pendant ,R ans mais la jeune femme mourut de tuberculose à l' e de 23 ans. Moraes se retrouva de nouveau seul, mais il resta à Tokushima et v ut à la japonaise dans une rue qui s'appelle maintenant la rue Moraes, au pied de la pente m idionale du mont Bizan, et poursuiuit son  ude de la culture et de l'esprit japonais, composant ses oeuvres ma resses - "Le Bon Odori à Tokushima" - "O-yone et Koharu", "un aper  sur l'histoire du Japon" et "un aper  sur l' e japonaise." Ape  13 ann s v ues dans l'isolement,  ité par les gens, le veuf connut une mort solitaire.

La r idence Awa no J obê

De l'autre c é de la rivi e Yoshino se trouve l'ancien site de la r idence Awa no J obê,où des spectacles du th tre de marionnettes "Awa Ningyô J uri", particulier à cette r ion, sont present  par des femmes. C'est en g  al "Keisei Awa no Naruto"... acte 8 [:]

La chanson du p erin

J obê et sa femme O-yumi sont partis à la recherche d'un pr ieux sabre qui a  é d obé à leur ma re. Qui mieux qu'un voleur peut attraper un autre voleur; et J obê  ait devenu un brigand. Un jour, voulant s'emparer des pi es d'argent d'une jeune enfant en p erinage il la frappa à mort. Il d ouvrit alors que c' ait sa propre fille, O-tsuru, qu'il avait laiss  à AWA alors qu'elle n'avait que trois ans. O-tsuru, rest  avec sa grand m e et souhaitant retrouver son p e et sa m e dont elle  ait separ  depuis si longtemps, avait entrepris le p erinage des 33 temples de Kannon. O-yumi, sa m e, l'avait rencontr  ce m e apr -midi alors qu'elle chantait un chant de p erin. Ce fut une terrible  reuve pour elle que de laisser partir l'enfant sans se faire reconna re, par honte de sa d h nce. Peu apr  la fillette  ait tu  par son propre p e.

[L' e de Awajishima] Awaji Ningyô J uri

Awaji Ningyô J uri,  'origine un th tre de marionnettes paysan, est souvent comparé au th tre Bunraku-za à  aka. Les marionnettes Awaji Ningyô ressemblent plus à des poup s, avec leurs grosses t es, les  otions sont exprim s de fa n plus naive et plus franche, mais le r ertoire et la composition th trale sont de tradition plus ancienne. Son origine remonte au 13  e ou au 14  e siecle, lorsque des troupes de marionnettistes itin ants, venus du continent, s'install ent à Nishinomiya,  aka, pour servir Ebisu l'une des 7 divinit  du bonheur comme amuseurs-missionnaires. Peu à peu leur art se combina avec la musique J uri de Ky o et il en r ulta ce que l'on appelle le Ningyô J uri. Lorsqu'elle p  ra à Awajishima, cette expression artistique fut adopt  par les paysans, qui bient  form ent leurs propres troupes de marionnettistes. Ils  aient devenus si habiles que certains furent appel  à la cour par la famille imp iale, ou bien r lam  par le gouverneur local, le seigneur Hachisuka de la province de Tokushima. C'est ainsi que cet art se propagea dans la ville et est toujours vivant à Tokushima sous le nom d'Awa Ningyô J uri. Au d ut du 18  e siecle, environ 40 troupes d'Awajishima re rent la permission exceptionnelle de voyager avec leurs musiciens et chanteurs J uri, à travers les principales  es de Honshû, Ky hû et Shikoku. Vers la fin du 18  e siecle, Uemura Bunrakuken, natif d'Awajishima, fonda un th tre de marionnettes à  aka. Bient  on commen  à l'appeler Bunraku-za th tre de Bunrakuen. En fait son art  ait si normatif que Bunraku devint bient  synonyme de Ningyô J uri.

La vallee d'Iya

Deux villages Iyayama-son, est et ouest, sont consid   comme  ant les plus isol  de tout le Japon. C'est pour cette raison justement que certains des villageois ont des anc res illustres. Les survivants du clan des Heike-la cour des Heian  ait sous leur contr e à Ky o mais ils furent d aits par le clan des Minamoto en 1185, fuirent et fuirent encore jusqu'à cet endroit où ils men ent une existence isol  pendant plusieurs di les. Les hommes du clan des Heike, toujours vigilants, pour se prot er de leurs poursuivants, construisirent les Kazura-bashi ou ponts de lianes qu'ils pouvaient ais ent couper lorsqu'ils voyaient leurs ennemis approcher de l'autre c é du ravin. Paradoxalement cependant, certains, parmi les villageois sont des descendants, croit-on, des Minamoto les poursuivants, qui fatigu  de chasser leurs rivaux, d id ent de s'installer là. De nos jours les touristes se risquent dans cet endroit perdu qu'est Nishi Iyayama-son et traversent le seul pont de lianes qui reste, long de 42 m res, large de 2 m res, fait de lianes solides.


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French translation of the English-Japanese Shikoku Bilingual Guidebook, by Akiko Takemoto and Steve McCarty. Takamatsu: Biko Books. Version francaise r lis  par Rosine Vilpoix.

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