La mer interieure de Seto

La mer int ieure de Seto s are les  es principales du Japon, elle s' end sur 440 kilom res d'est en ouest, et sur,Tâ 55 kilom res du nord au sud. Ses eaux calmes, parsem s d' es couvertes de pins et d' ots rocheux, pr entent une grande vari é de paysages tout au long de l'ann . Chaque  e a trouvé sa raison d' re. Vergers ou p urres, bases de p he ou de transport maritime, construction navale, fabrication de filets. Certaines sont des centres religieux ou maritimes, comme d'autres sont c  res pour leurs carri es de granit. De nos jours, quelques-unes se tournent vers l'aquaculture et le tourisme, la plupart des 800  es habit s offrant des stations baln ires aux plages vierges de pollution. Nombreuses sont celles qui pr entent un int   historique avec leurs l endes, reliques et monuments anciens, la mer int ieure  ant, depuis un lointain passé, une voie de communication dans le d eloppement culturel, politique et  onomique du pays.

La mer int ieure de Seto, vivant t oin de l'histoire du Japon

Le climat de la mer int ieure est plut  doux et ses eaux sont calmes, aussi ses c es abrit ent-elles certaines des plus anciennes civilisations du Japon. Pendant une p iode allant de-300 avant J. C. â 300 de notre  e, les cultures avanc s de Chine et de Cor  y introduisirent le fer, le bronze, le tissage et la culture du riz. Ceux qui franchissaient les eaux tra resses de la mer du Japon et de la mer de Chine traversaient la mer int ieure pour atteindre les capitales de Naniwa ( aka), ou Yamato (Nara). Durant les si les suivants, l' riture chinoise et le bouddhisme devaient emprunter le m e chemin.

Pendant ce temps, les marins de la mer int ieure perfectionnaient leurs connaissances des mar s et des courants, de la navigation et de la construction navale. Certains des premiers empereurs les enr  ent dans des exp itions militaires aussi lointaines que la p insule cor nne. De leur c é, les cultures et les ressources humaines de l'ancienne Cor -Paekche, Koguryo et Silla-exerc ent une grande influence sur le d eloppement culturel, politique et  onomique du Japon ancien.

En 646, la r orme Taika d r a que toutes les terres du pays  aient la propri é de l'empereur le territoire fut alors divisé en kuni, districts administratifs. Chaque kuni devait envoyer r uli ement ses produits â la capitale comme tribut obligatoire. On entrecours â la mer int ieure comme voie principale du transport maritime. C'est de lâ aussi que partirent plusieurs missions japonaises vers la Chine, â la recherche du savoir et de la technologie des dynasties Sui et T'ang.

La vie du peuple  ait loin d' re facile,  ras  par les taxes et les tributs, certains se faisaient pirates, parfois m e des membres de la classe privil i  rejoignaient les d h it  et se mettaient â leur t e. C'est ainsi que Fujiwara no Sumitomo devint c  re. Ayant quitté sa seigneurie d'Iyo (Ehime) il se fit pirate et s it pendant plusieurs ann s â la t e d'une flotte de 1000 vaisseaux, paralysant le transport maritime de la mer int ieure jusqu'en 941, date â laquelle il fut finalement neutralisé dans sa base de Hiburijima, au large de l'actulle ville d'Uwajima. Pour patrouiller les eaux c i es, de nombreux clans organis ent leur propre d ense maritime. Ces patrouill  appel s Suigun, g  alement command s par le chef du clan, furent amen s â jouer un grand r e dans les si les qui suivirent. Le gouvernement central les enr a pour patrouiller la mer, an ntir les pirates et prot er les bateaux de commerce qui voyageaient entre la Chine des Song et le Japon.

Bient , certains Suigun s'adonn ent au commerce c ier et m e international. Ils devinrent ainsi riches et puissants, aussi bien sur terre que sur mer.

En 1185, ils prirent part â la guerre civile Gempei no Kassen. La fin de cette guerre marqua le d lin de la civilisation raffin  qui fleurissait â Ky o. Kono Michinobu, dont le Suigun avait contribué â l' ablissement du nouveau sh unat Kamakura, fut nommé par le sh un gouverneur de la plus grande partie d'Iyo voir. Certains Suigun s'attribu ent le titre d'amiral, fiers de leurs activit  de marchands ind endants en m e temps que de gardiens officiels des mers....

D'autres Suigun se joignirent aux Wako, ces flottes de pirates qui, du 13  e au 16  e ci le, ravag ent les c es de la Cor , de la Chine et des  es des mers du sud tandis que d'autres aid ent les shogun â combattre ces m es Wako. Pour se prot er de ces pirates, la Chine des Ming cr  une marque d'identification qu'utilis ent les navires de commerce japonais. Il apportaient en Chine des sabres, du soufre, du cuivre, de l'or, des  entails et des laques d'or, entre autres et repartai t charg  de monnaies de cuivre, de soie brute, de tissus de soie, de livres etc....

Pendant la guerre civile 1477-1573, les Suigun, l'un apr  l'autre, pass ent sous le contr e des clans les plus importants, les ambitieux seigneurs de la guerre se constituant des arm s et des flottes puissantes. La guerre civile qui dura pr  de 100 ans plongea les terres et les mers dans le plus parfait chaos. Finalement, en 1573, Oda Nobunaga r ussit â restaurer quelque peu la paix. En 1588, Toyotomi Hideyoshi, successeur de Nobunaga et unificateur du Japon, interdit le port du sabre â tous ceux qui n' aient pas samourai. Il bannit la piraterie, jugeant qu'une soci é devait avoir des r les strictes afin d'assurer une paix durable. C'en  ait bien fini des beaux jours pour les pirates, mais aussi pour les clans des Suigun, la plupart ayant d'ailleurs d â  é incorpor  aux domaines f daux des daimy .

Seuls les Suigun des  es Shiwaku gard ent le privil e de continuer leurs activit , â cause de l'aide qu'ils avaient apport  â Nobunaga et â Hideyoshi. Peu apr  l'unification du Japon en 1590, Hideyoshi, aidé de nouveau par les Suigun de Shiwaku entreprit deux guerres contre la Cor , mais sans succ . Par contre, les milliers d'artisans cor ns qu'il ramena avec lui, allaient contribuer consid ablement au d eloppement de l'imprimerie, de la teinture, du tissage et de la poterie.

Le sh unat des Tokugawa,  abli en 1603 â Edo T yô eut soin de placer  aka, l'ancienne capitale d'Hideyoshi, sous son contr e direct, la ville  ant le centre commercial et financier du pays. En 1630, le sh unat adopta une politique d'isolationnisme, seule une petite  e du port de Nagasaki restant accessible aux  hanges avec la Chine et la Hollande. Ce ci renfor  le r ime f dal. A pr ent, les seuls bateaux  rangers que l'on pouvait voir dans la mer int ieure,  aient ceux des envoy  cor ns de la dynastie des Li.

En 1673 une route occidentale fut ouverte, qui canalisait tout le commerce c ier de la mer du Japon vers la mer int ieure et le port d' aka. 70% des marchandises passaient par  aka, gagnant â la ville son surnom de Cuisine du pays. Certains marchands  aient devenus si riches, que m e les daimy  leur empruntaient de l'argent. Beaucoup de sp ialit  de la r ion datent de cette  oque chaque daimyô encourageant les industries locales afin d'accro re les revenus de sa province.

C'est aussi â cette  oque que la ferveur religieuse des fid es de Kompira, ainsi que le p erinage de Shikoku, commenc ent â attirer beaucoup de monde vers cette  e perdue de Shikoku. Les marins des  es Shiwaku parlaient du grand avantage qu'il y avait â se rendre â Kompira-san et Oshikoku-san, tout en navigant le long des c es du pays pas seulement en tant que marins du shogun, mais aussi comme marins ind endants.

En 1860 les trois principaux artisans de la restauration Meiji, traversaient souvent la mer int ieure, car ces trois puissants clans appartenaient respectivement aux  es de Ky hû, Shikoku et â la partie occidentale de Honshû.

En 1870 lorsque le Japon commenca â se moderniser, Osaka, Kobe et Kita-Ky hû furent tr  vite industrialis , suivis par Hiroshima. Mais ce n'est qu'en 1960 que le reste de la mer int ieure commen  â devenir la r ion hautement industrialis  qu'elle est aujourd'hui. Vers la fin de cette d ade apparut aussi ce que l'on appelle Akashio ou les mar s rouges une rare vari é de plancton qui donne â la mer une sinistre couleur rouge.

A la fin du 20  e si le la mer int ieure verra d'autres changements importants du fait des trois voies la reliant â Honshû par des ponts. A Le mus  des traditions maritimes de la mer de Seto, sur le plateau de Goshikidai, â Takamatsu poss e une grande collection de mat iaux arch logiques et ethnographiques. Plusieurs milliers parmi les 50.000 objets que renferme le mus  sont pr ent  au public.

L' e de Miyajima

L' e toute entierè est d i  â Itsukushima-jinja, qui est consid é comme l'un des trois plus beaux sites du Japon site classé). Sa fondation remonte â l'ann  598, mais ce n'est qu'en 1168 qu'un magnifique ensemble de temples shintô fut b i par Taira no Kiyomori, patriarche du clan des Taira, et qui  ait un fid e adorateur des trois divinit  de l'eau, de la culture du riz et des marins, auxquelles le temple  ait d ié. Les b iments originaux ont disparu mais le style-Shinden Zukuri style des r idences nobles de l'epoque)-a  é soigneusement respect ors de la reconstruction. La plupart des principaux  ifices sont des tr ors nationaux ou d'importants bien culturels.


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French translation of the English-Japanese Shikoku Bilingual Guidebook, by Akiko Takemoto and Steve McCarty. Takamatsu: Biko Books. Version francaise r lis  par Rosine Vilpoix.

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