La ville de Kochi

Le ch eau, le marché du dimanche, les gens igossô.

Sp ialit  Bonite crue ou s h , travail du corail, coqs à longue queue, chiens de compagnie et chiens de combat de race tosa. Sp ialit  culinaires Sawachi-ry i et katsuo no tataki Bonite dont la peau est noircie au gril.

K hi, ville la plus importante de la c e pacifique, est aussi la capitale de la pr ecture du m e nom. R ion connue pour ses fruits de mer, ses for s et ses serres à l umes. Dans les nombreux ports de p he, r artis le long de la c e, un grand nombre de petites unit  d hargent leurs poissons maquereaux et bonites surtout, qui abondent dans les courants ti es qui passent au large. Plus rarement y rel hent aussi des vaisseaux hauturiers revenant de campagnes de p he au thon, les ayant conduits dans l'oc n indien, la mer de Tasmanie ou m e l'atlantique, des voyages de 6 à 7 mois.

Certains hommes de cette pr ecture sont parfois qualifi  d'Igossô. Un Igossô est galamment g  eux, obstin ent ind endant, insouciant, passionné et totalement impr isible. Les femmes qui poss ent ces m es traits de caract e sont appel s Hachikin.

D  l'origine, K hi fut dot  d'un ch eau, les abords de son enceinte sont fort anim  le dimanche, jour du marché qui s'y tient depuis le 18  e si le. Une avenue, longue de 1.2 km, est bord  de centaines d' entaires, offrant tous les produits de la r ion - l umes, fruits, fleurs, arbustes, poissons crus, cuits ou s h , objets de corail, jouets, couteaux, antiquit , frippes, porcelaines, poteries, chatons, chiots, conserves au vinaigre, g eaux de riz, cr es, herbes, l umes et fruits secs.

Le ch eau de K hi K hi-jô

Ch okabe Motochika, apr  avoir soumis Shikoku  ifia le ch eau au sommet de la colline en 1588. En 1600, Yamanouchi Kazutoyo en prit possession et le reconstruisit; pendant 16 g  ations, les Yamanouchi en furent les seigneurs jusqu'en 1869 lorsque la province fut officiellement rendue à l'empereur Meiji. La porte principale,  emon, construite en 1603, existe toujours, la statue que l'on peut voir à l'entr  est celle d'Itagaki Taisuke, chef d'un mouvement populaire de droite. Les autres b iments le plus haut donjon, les tours et les portes sont du m e style, bien que reconstruits vers la moitié du 18  e si le. Le donjon est maintenant un mus , on peut y voir une grande collection d'objets, ayant appartenu à la famille Yamanouchi, ou ayant un rapport avec l'histoire de la province. Une des ailes est consacr  aux populations locales qui, en 1860 jou ent un r e d erminant dans le renversement du sh unat et la restauration du gouvernement imp ial.

Tosa joua un r e de premier plan lorsque le Japon aborda cette phase d isive de son histoire. Le 15  e seigneur de la province de Tosa Yamanouchi Y ô, pour sa part, pr enta au sh un une requ e pour la restauration p ifique du gouvernement imp ial. Le sh un l'accepta et, en 1867, on assista à une tentative de transfert de pouvoir sans effusion de sang. Malheureusement, par la suite se d lencha la sanglante guerre civile Boshin. Le hall d'entr  du mus  est en partie consacré à deux des enfants ch is de la province Sakamoto Ry a et Nakaoka Shintarô. La citation ci-dessous est tir  de la post-face du volume de Ry a ga yuku, roman biographique dont l'auteur est un  rivain d'avant-garde du Japon contemporain Shiba Ry arô.

Sakamoto Ry a peut  re à juste titre consid é comme un miracle pour la restauration Meiji. Les h os de cette  oque font tous partie de cat ories pr ises d'individus, tous sauf Ry a. C'est un  re à part parmi les milliers de r olutionnaires de cette p iode. C'est aussi un miracle que ce jeune homme soit apparu à ce tournant de l'histoire. Si des forces invisibles n'avaient pas joué, le Japon aurait peut- re  olué de fa n bien diff ente.

Peu d' res ont ainsi forcé l'admiration des nippons. Ry a est l'arch ype de l'Igossô. Il est né à K hi en 1835, c'est le fils d'un riche samourai G hi. A 19 ans, il se rend à T yô pour se perfectionner en escrime, mais au mois de juillet de cette ann -là 1853 Edo et ses environs sont en plein chaos. Le commodore am icain Perry est dans la baie de T yô et exige que le sh un signe un traité. Le Japon pendant plus de 200 ans s'est coupé volontairement du reste du monde. Le pays se trouve soudain plongé dans une confusion sans pr  ent dans son histoire. Ry a assiste aux   ements en spectateur  erlué. En 1858 il retourne à K hi, il estalors un escrimeur accompli. Il fait la connaissance de Kawada Sh yô, artiste  udit, bien renseigné sur ce qui se passe dans le reste du monde gr e à John Manjirô. Sh yô inspire à Ry a la vision d'un Japon moderne bien armé contre le colonialisme occidental. En 1862 il retourne à Edo apr  s' re affranchi du statut de G hi dans sa province natale. Bientot il rencontre Katsu Kaishû, d  ué au minist e de la guerre. Katsu  ait une des personnes les plus au fait des affaires tant int ieures qu'ext ieures du Japon à cette  oque. Deux ans auparavant il  ait allé en Am ique, il commandait le premier bateau japonais qui ait jamais traversé le Pacifique. A son bord se trouvait la d  ation envoy  par le sh un pour conclure un traité d'amitié et de commerce avec les Etats Unis. C' ait un homme qui voyait loin, tout à fait d int essé et absolument imperm ble à toute influence du sh un qu'il servait. Ry a s'offrit à le seconder. Sous sa tutelle, il  udia la m hode occidentale de navigation et plusieurs autres disciplines dont, les sciences politiques, la philosophie et le droit. Katsu le pr enta à ses coll ues et à ses amis. Certains d'entre eux  aient des savants d'avant-garde ou des penseurs, d'autres poss aient une certaine influence politique. Ces derniers se r   ent utiles quand Ry a commen  son action r olutionnaire. Il commenca par fonder une compagnie de commerce avec d'anciens   es de l'Ecole d'application de la marine;  ole fond  en 1864 par Katsu mais ferm  l'ann  suivante, lorsqu'on la soup nna d' re un repaire de radicaux. Katsu fut alors limogé. Ry a s' ait d ouvert une passion pour les bateaux, il  ait persuadé que l'avenir de son pays  ait dans le commerce maritime. Il se mit en rapport avec le clan des Satsuma, Pour acqu ir un schooner il fonda une compagnie à Nagasaki, les Satsura en  ant les principaux actionnaires. Ce Fut la premi e compagnie japonaise par actions.

Il voulut ensuite avoir le clan des Ch hû comme actionnaires. Une certaine hostilité existait entre les deux clans, mais, unis, les Satsuma et les Ch hû repr enteraient alors une puissance formidable, capable de renverser le sh unat; lequel de son c é, avec l'aide de colonialisme europ n esp ait se d arrasser d'abord des Ch hû, puis des autres clans r olutionnaires. Ry a, gr e à sa compagnie, r lisa l'alliance des Satsuma et des Ch hû. Flotte de commerce au d art, la compagnie devint en fait la premi e marine moderne du Japon. Son nouveau projet trouver quelqu'un capable de pr enter au sh un une motion pour la restaruration du pouvoir imp ial. Ry a pr enta son plan en articles à Gotô Sh irô, secr aire en chef du seigneur Yamanouchi Y ô de Tosa sa province natale. Gotô le trouva acceptable, non seulement pour l'empereur mais aussi pour la famille Tokugawa, si ce n' ait pour le sh un lui-m e. En fait, le plan, l  ement r isé par Gotô Fut accepté par toutes les parties, y compris le seigneur Yamanouchi qui consentit m e à pr enter la motion en son propre nom. Le 15 octobre 1866, le sh un Yoshinobu l'adopta pour  iter d'autres effusions de sang. La m e nuit, Ry a pr ara un projet de gouvernement provisoire. Le lendemain il pr enta la liste des membres du cabinet. Tous accept ent ses deux propositions. On Fut surpris de constater que le nom de Ry a ne figurait pas sur la liste, n' ait-il pas le chef de la r olution? Questionné, Ry a r ondit cela ne m'int esse pas de travailler dans un bureau, je crois que je vais repartir en mer et voyager sur toutes les mers du globe. Cependant il continua à travailler à la restauration Meiji et à organiser le nouveau gouvernement. Mais un mois plus tard, le 15 novembre, le jour de son 33  e anniversaire il fut assassiné à Ky o. Avant sa mort pr atur , Ry a avait semble-t'il accompli sa t he. La politique administrative qu'il avait mise en place fut accept  avec enthousiasme par le nouveau gouvernement. Le serment imp ial en ,T points  oncé par l'empereur Meiji en 1868, premi e constitution du Japon moderne,  ait inspiré du plan en 8 points de Ry a pr enté deux ans auparavant.

La femme de Yamanouchi Kazutoyo

A mi-chemin du ch eau, pr  des marches de pierre se dressent les statues d'une femme et d'un puissant cheval. C'est la femme de Yamanouchi, connue comme L' ouse mod e ainsi que nous le conte cet  isode fameux. Alors que Yamanouchi n' ait encore qu'un jeune samourai sans renom à Owari pr ecture d'Aichi, sa femme apprit qu'il d irait Fortement un coursier rapide mais ne pouvait se l'offrir. Elle lui remit alors tout l'argent qu'elle avait r ssi à  onomiser. Gr e à ce merveilleux cheval, le z e de Kazutoyo Fut remarqué par Oda Nobunaga, vainqueur de la longue gu re civile qui dura de 1477 à 1573. Kazutoyo alla de succ  en succ  et finalement le sh un tokugawa le nomma seigneur de la province de Tosa, avec un fief de 240.000 koku le plus important de Shikoku. Bien s , beaucoup d' ouses japonaises cit ent l'exemple de la femme de Yamanouchi pour justifier leurs  onomies secr es.

Ch okabe Motochika

Ch okabe Motochika (1539-1599), comme beaucoup d'autres seigneurs de la guerre se battit pour conserver son autonomie et accro re son fief pendant la guerre civile qui commen  à la fin du 15  e siecle et dura environ 100 ans. Il finit par soumettre l' e de Shikoku toute enti e (1584). Mais il dut bient  guerroyer contre Toyotomi Hideyoshi, successeur d'Oda Nobunaga, le baron le plus puissant de la guerre civile, qui de son c é,  ait en train d'unifier le pays. Lorsque Motochika fut vaincu, il dut abandonner toutes les terres qu'il avait envahies, Awa, Sanuki et Iyo. Ce n'est que gr e à l'aide qu'il apporta à Hideyoshi pour soumettre Ky hû que Motochika fut officiellement nommé seigneur de Tosa. Peu apr  sa mort, cependant, son h itier Morichika livra une bataille d esp   contre les Tokugawa à Sekigahara et se vit d oss é de son fief. En 1615, il fut tué durant le si e du ch eau d' aka par Tokugawa. Ceci mit fin au r ne des Ch okabe. Lorsque Yamanouchi Kazutoyo devint seigneur de Tosa, il amena avec lui les samourais de son fief pr  ent 60.000 koku de Kakegawa pr ecture de Shizuoka, ceci au d riment des samourais de Ch okabe, appel  G hi ou samourais campagnards pendant toute l' e Edo. Il n'est donc pas surprenant que ces m es G hi aient  é des plus actifs parmi ceux qui renvers ent le sh unat des Tokugawa.

Le mont Godaisan

Le temple Chikurin-ji situé au sommet, est l'un des plus grands parmi les 88 temples du p erinage. Sa pi e ma resse, la statue de Manjusri, le bodhisattva de la sagesse et de l'intelligence, de m e que 19 autres statues sont des biens culturels majeurs.

Pr  du temple se trouve le jardin botanique Makino qui couvre une surface de 30.000 m2 et poss e 1200 esp es diff entes de plantes. Le jardin est d ié à un botaniste, Makino Tomitarô (1862-1957), c' ait bien s , lui aussi, un Igossô. Cet autodidacte passa sa vie à voyager à travers le Japon. Il r nit pr  de 40.000 sp imens, d ouvrit et nomma pr  de 1000 espec  tout en  rivant un grand nombre d'ouvrages dont il dessinait lui m e les planches, d'un trait soigné et pr is. La biblioth ue Makino Bunko, à l'int ieur du parc, renferme 42.000 volumes de sa biblioth ue personnelle. Une partie seulement est ouverte au public.

La plage de Katsurahama

Cette plage du Pacifique est l'une des plus c  res de Shikoku. Le mus  de coquillages pr  de l'arr  de bus expose une collection de 100.000 sp imens...

Les chiens de combat de Tosa

La pr ecture de K hi est renomm  pour ces deux types de chiens. Le chien Tosa de pure race et le chien de combat de Tosa, en fait un croisement de Tosa, de mastiff, de bulldog et de saint-bernard. Ces chiens sont ensuite dress  et le combat se d oule suivant des r les tr  strictes. Un chien qui geint ou pr ente l'arri e-train à son adversaire est d laré vaincu. De m e que les sumos, les chiens sont class  par cat ories en fonction de leurs victoires.

Les coqs à longue queue ou Onaga-dori, expos  en ce m e lieu sont aussi particuliers à cette pr ecture. La queue d'un coq adulte peut atteindre jusqu'à 6 m res de long. On ne connait pas l'origine de cette esp e.

La grotte de Ry adô

La grotte de Ry adô, au coeur du mont Sampô, est l'une des 3 plus grandes du Japon. Les visiteurs en parcourent à peu pr  le quart, c'est à dire 1 km. On pense qu'elle est vieille de 150.000.000 d'ann s. Les non-claustrophobes peuvent y admirer des stalactites de toutes formes et de toutes tailles ornant un  roit d ale   des chutes d'eau r onnent et des cours d'eau murmurent. Pr  de 100 esp es d'animaux y vivent dans l'obscurité chauve-souris, crevettes, crabes etc....

Lors de la d ouverte de la grotte en 1931 on trouva de nombreux vestiges de l' e Yayoi environ 300 ans avant J. C. jusqu'à 300 ans apr  J. C.. Dans l'une des salles de la grotte, on trouva plus d'une douzaine d'ustensiles de terre cuite presque intacts ainsi que des outils de pierre, des ossements d'animaux et des coquillages. Dans une autre salle, une jarre à eau recueillant les gouttes tomb s du plafond est devenue une stalactite.

Le cap Ashizuri

Le cap Ashizuri, à l'extr e sud de Shikoku, est le plus bel ornement du parc national d'Ashizuri Uwakai. Une promenade de quelques heures sur une falaise couverte de cam ias et d'arbres tropicaux vous conduit au temple Kong uku-ji; une maison pour p erins et une auberge de jeunesse de jeunesse se trouvent à proximité. Le courageux marcheur sera largement recompensé par le magnifique spectacle des flots du Pacifique s' endant à perte de vue. Mais la vue et le bruit des brisants au pied de la haute falaise rocheuse sont plut  effrayants. De nombreux r its du 12  e si le c  rent la bravoure de ces hommes qui partirent de ces rochers laissant le vent et les courants les emporter sur l'oc n, C' aient des fid es de Kannon qui essayaient d'atteindre la terre sacr  de Kannon-Fudaraku sur le Potalaka, montagne rocheuse à l'extremité du cap Comorin en Inde. Le saint homme qui d idait d'affronter l'oc n pour atteindre Fudaraku avait une foi profonde en Kannon, personnification bouddhique de la compassion. Mais ses disciples, voyant leur ma re et son bateau dispara re à l'horizon en direction de mers inconnues,  aient accabl  de chagrin. Ils restaient là, en pleurs, à pi iner le sol rocheux. C'est pour cette raison, dit-on, que le cap a  é nommé Ashizuri ou pi inement.

Le temple Kong uku-ji, que l'empereur Saga surnomma la porte orientale de Fudaraku, a toujours eu pour vocation de former des pr res mendiants et des asc es, depuis l'an 822 où il fut fondé, dit-on, par K ô Daishi (K ai).

L'observation des baleines

Les villes et les villages de la c e pacifique ont pratiqué la chasse à la baleine pendant pr  de 300 ans. Maintenant ils attirent les visiteurs avides de voir des baleines. Les baleines et dauphins des oc ns arctiques et antarctiques migrent vers des mers plus chaudes au moment de la reproduction. Ainsi au printemps on peut les voir remonter vers le nord le long de la c e occidentale du cap, et en hiver retourner vers le sud le long de la c e orientale.

[Nakahama Manjirô, aka John Mung]

En 1841, un jeune garcon fut emporté par vents et courants mais, contrairement aux fid es de Kannon des temps anciens, il revint au pays natal. Il  ait devenu un jeune homme, riche du savoir acquis à l' ranger. Il est connu sous le nom de John Manjirô (1827-1898), sa statue se trouve pr  de l'arr  de bus Ashizuri-Misaki. Manjirô naquit à Tosa Shimizu, deuxi e fils d'un p heur, qui mourut lorsque Manjirô avait 9 ans. Pour aider sa m e, qui devait  ever seule 5 enfants, Manjirô travailla comme apprente-p heur. Un jour de janvier, alors qu'il avait 14 ans, le bateau de son patron fut pris dans une temp e, les 5 membres de l' uipage crurent que leur derni e heure  ait arriv  13 jours plus tard ils furent dross  sur la c e rocheuse de Torishima, une  e d erte à 580 km au large de T yô. 5 mois plus tard, ils furent recueillis par un baleinier am icain. Quand celui-ci jeta l'ancre à Honolulu, les p heurs japonais d arqu ent mais le capitaine Whittfield qui trouvait Manjirô intelligent et travailleur voulut l'emmener avec lui dans sa ville de New Bedford, afin qu'il re ive une bonne  ucation. Il fit part de son projet à Manjirô qui accepta avec joie. 5 anne  pass ent avant le retour du bateau dansle port du Massachussets. Manjirô  ait devenu un bon baleinier. John Mung, c'est ainsi que le capitaine Whitfield aimait à l'appeler, passa trois ans à terre, apprenant à lire et à  rire en anglais,  udiant les math atiques, la navigation, les poids et mesures. Puis il embarqua de nouveau sur un baleinier, qui le conduisit en Afrique du sud, dans l'oc n indien, en Australie, à Java, en Nouvelle Guin , à Manille, en mer de Chine Orientale, à Taiwan, à Okinawa et à Hawai. Deux ans plus tard il se pr enta une nouvelle occasion de reprendre la mer et quand il revint au Massachussets il  ait devenu Second Capitaine. Manjirô aurait pu passer le reste de son existence en Am ique, il avait  é chaleureusement accepté par la communauté, il aimait ce genre de vie libre et d ocratique, mais il pensait devoir revenir dans son pays pour aider le Japon à s'ouvrir au reste du monde. Pour Manjirô qui avait visité des ports dans le monde entier l'attitude et la politique du Japon paraissaient quelque peu d od s. C'est alors que la ru  vers l'or l'attira en Californie. Avec l'argent qu'il y gagna, il r ssit à rejoindre Honolulu, pour y retrouver les quatre p heurs japonais qu'il avait quitt  là-bas. 10 ans apr  avoir quitté leur pays natal [1851], Manjirô et 2 des p heurs seulement r ssirent à atteindre Okinawa, l'un  ait mort et l'autre avait pr  é rester à Hawaii. Les connaissances et les talents que Manjirô avait acquis à l' ranger furent recherch  par ceux qui avaient pris conscience du besoin vital pour le Japon de s'ouvrir au monde ext ieur. Manjirô fut bient  r lamé par le seigneur Shimazu de la province de Satsuma (Kagoshima) dont d endait Okinawa. Et ensuite par le seigneur Yamanouchi de Tosa, sa province natale. En 1853 le commodore Perry et ses vaisseaux noirs arriv ent à Uraga Nakahama "John" Manjirô, devenu samourai de la province de Tosa, fut appelé à Edo (T yô) par le sh un Tokugawa, en raison de sa connaissance du monde en g  al et des Etats-Unis en particulier. Il enseigna l'anglais, la navigation, les poids et mesures, la construction navale et les techniques de chasse à la baleine. L'ann  suivante, un traité d'amitié et de commerce Fut signé. En 1860, lorsque le sh un Tokugawa envoya une d  ation pour conclure le traité, Manjirô, en tant qu'interpr e, traversa de nouveau le Pacifique. Apres la restauration Meiji en 1867, le nouveau gouvernement, lui aussi, eut besoin de ses services. On lui offrit un poste à l' ole Kaisei des sciences de l'Occident, qui plus tard devait faire partie de l'université de T yô, la premi e université nationale japonaise. Manjirô fut le premier japonais des temps modernes à poss er une vision globale du monde, un cas tr  rare. Cela devait  re difficile de vivre dans un pays aussi f dal et traditionnaliste que pouvait l' re le Japon de cette  oque. Pourtant Manjirô, farouche individualiste et Igossô, se d ensa sans compter pour ses deux patries le Japon et l'Am ique.


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French translation of the English-Japanese Shikoku Bilingual Guidebook, by Akiko Takemoto and Steve McCarty. Takamatsu: Biko Books. Version francaise r lis  par Rosine Vilpoix.

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