La Ville de Matsuyama

Son Ch eau, ses haiku, sa Station Thermale

Matsuyama est la plus grande ville de Shikoku, elle a dominé la r ion depuis l'arriv  du seigneur Katô en 1595. Le ch eau qu'il fit construire,Vans plus tard domine toujours la ville. A l'angle gauche de la place de la gare, un grand monument de pierre porte cette inscription:

Que reviennent les printemps du temps jadis

Où les revenus de riz

Faisaient le tr or de cette ville

Shiki

[The above is actually an English-to-French translation of Shiki's haiku, which I rendered in 5-7-5 syllables as:

Come spring as of old

When such revenues of rice

Braced this castle town!

- Steve McCarty]

Cette inscription t oigne bien de la fierté nostalgique des habitants de Matsuyama dont la grande passion est la po e Haiku, on pr end m e que les po es y repr entent 30% de la population. Po es ou non les japonais qui visitent la ville ne manquent pas d' oquer Shiki, natif c  re de Matsuyama de Matsuyama, qui fit de cette ville le berceau du Haiku Vers de 5-7-5-syllabes).

Un autre attrait de Matsuyama est sa station thermale D o Onsen, avec son b iment principal Onsen Honkan, à l'architecture tr  particuli e.

Le Temple Ishite-ji se trouve pr  de D o Onsen, c'est l'un des plus impressionnants parmi les 88 sites sacr  de Shikoku. Un conte surnaturel sur l'origine du p erinage de Shikoku l'a rendu c  re.

Le Ch eau de Matsuyama

Le donjon principal à trois  ages, le donjon secondaire fortifié, ainsi que plusieurs tours et portes constituent un exemple typique de ch eau Fortifié du 17  e si le. Les b iments d'origine ont disparu, seule la Porte Inui-mon et certains murs et remparts sont d' oque. R emment on a reconstitué enti ement le ch eau en prenant soin d'utiliser les m  iaux et les techniques en usage à l' oque pas un seul clou ne fut utilisé pour assembler les   ents en bois. Le donjon principal pr ente une importante collection de sabres, lances, armures, documents anciens, objets d'art, calligraphies et aussi divers objets ayant appartenu aux ma res du ch eau les Seigneurs Katô, Gamô et Ouvert tous les jours.

Matsuyama, berceau de la Po ie Haiku

Cette passion de toute une r ion pour la po ie haiku vit le jour en 1674,  oque à laquelle le seigneur Matsudaira Sadanao fut nommé gouverneur de la province. Lorsqu'il habitait Edo (T yô) Sadanao  ait l'un des meilleurs   es de Kikaku Un des disciples de Matsuo Bashô 1644-1694, le po e de g ie qui inventa la po ie Haiku.

Vers 1890, apr  avoir tenté de rajeunir la litt ature japonaise, alors qu' udiant, il s'essayait au journalisme, Masaoka Shiki r ssit à cr r un nouveau style de Haiku lib ant celui-ci de tout conformisme. Il d init aussi de nouvelles r les pour les Waka 5-7-7-5-7-7 syllabes), ceci peu avant de succomber, victime de la tuberculose, il avait alrs 35 ans.

Bient  à Matsuyama, de nombreux autres po es adopt ent le style r liste de Shiki Shasei). Ce furent les premiers po es modernes de Haiku, parmi ceux-ci on peut citer Takahama Kyoshi, Kawahigashi Hekigodô, Naitô Meisetsu, Yanagihara Kyokudô et Ishida Hakyô. Ils attir ent à Matsuyama un tel nombre de po es Haiku que la ville fut d lar  Berceau du Haiku.

Taneda Sant a (1882-1940), po e Haiku non conformiste qui rejeta toute r le, m e celle des 5-7-5 syllabes, fait aussi partie du folklore de la ville. Pr re zen, passa la majeure partie de son existence à parcourir le pays et finit par s' ablir à Matsuyama ou il mourut 10 mois plus tard.

D o Onsen

D o Onsen est l'une des plus anciennes et des plus c  res stations thermales du Japon. Elle fut fr uent  par plusieurs empereurs et imp atrices, par des seigneurs et de nobles dames, ceci d  le,T e si le.

Le h on blanc sculpté au sommet du pavillon est l'embl e de D o Onsen. La l ende raconte, qu'il y a bien longtemps, on vit un h on blanc blessé venir se baigner à cet endroit, comme s'il connaissait les vertus bienfaisantes de l'eau de la source.

Le Temple Ishite-ji

...m ite le d our, on peut y admirer, entre autres, la grande porte Tr or National, le temple principal, la pagode à trois  ages, le beffroi, Gomadô Tous reconnus biens culturels majeurs et la salle du Tr or. Pour appr ier pleinement le temple il faut conna re l'histoire suivante. Il y a bien longtemps vivait ici un homme du nom d'Emon Saburô. Il  ait fort riche mais ne pensait qu'à accro re sa fortune. Un hiver, un moine errant vint à sa porte et tendit son bol dans l'espoir d'un peu de nourriture, Saburô refusa tout net. Le jour suivant, le pr re revint mais Saburô, en col e, le chassa. Le pr re revint cependant, encore et encore. Le huiti e jour, Saburô, armé d'un b on le frappa, envoyant le bol rouler dans la poussi e. Le pr re ne revint plus mais, le jour suivant le fils a é de Saburô mourut, et le jour suivant un autre fils. Huit jours pass ent, Saburô, frappé, d'horreur et fou de chagrin vit mourir chacun de ses huit enfants. Il comprit alors combien il s' ait montré  oiste et m hant. Il prit la d ision de partir à la recherche du saint homme pour le prier de lui pardonner. Il se mit en route sur les traces du moine, mendiant lui m e chaque jour sa nourriture. Durant,Sann s il parcourut l' e, en vain. Il en avait fait 20 fois le tour lorsqu'il d ida de recommencer une fois de plus mais à l'envers cette fois. Sa santé  ait chancelante mais il lui fallait poursuivre sa qu e. Sur la route de Sh an-ji Temple, en plein coeur des montagnes, Saburô s'effondra, mourant. A ce moment, K ô Daishi, car c' ait lui le pr re, apparut devant lui. Le saint pardonna à Saburô, l'assurant que son sinc e repentir l'avait lavé de tout p hé. L'homme s'appr ait à mourir. Daishi lui demanda s'il avait un dernier souhait à formuler. Il r ondit qu'il d irait rena re sousl'apparence du seigneur d'Iyo, sa province, afin qu'il soit en son pouvoir de faire le bien. Daishi ramassa une petite pierre, y inscrivit quelques mots, et pressa la pierre dans la main gauche du mourant. Quelque temps plus tard, la femme du seigneur d'Iyo donna le jour à un b é dont la main gauche  ait fermee, On eut beau tout essayer, on n'arrivait pas à lui faire ouvrir la main. Alors ils appel ent le pr re du temple familial Anyô-ji, qui psalmodia des pri es sacr s. Enfin la main de l'enfant s'ouvrit. Sur la paume reposait une pierre qui portait l'inscription "R ncarnation d'Emon Saburô". En l'honneur de cet   ement surnaturel, le temple fut d ormais appelé Ishite-ji, ou temple de la main à la pierre. Les fid es peuvent voir cette m e pierre dans la salle du tr or du temple. Emon Saburô, qui parcourut si longtemps l' e à la recherche de Daishi, est consid é comme le premier à avoir fait le p erinage de Shikoku.

Le Mont Ishizuchi

Le Mont Ishizuchi (1982m) est le sommet le plus  evé du Japon occidental. Le nom d'Ishizuchi ou marteau de pierre vient de la forme sculpt  par l' osion de l'un des sommets rocheux. Pour atteindre l' roit sommet, il faut compter environ trois heures d'ascension comprenant trois cord s pour franchir les falaises abruptes situ s pr  du sommet.

Traditionnellement le Mont Ishizuchi, comme beaucoup de montagnes au Japon, est consid é comme un lieu sacré, la demeure des dieux de la montagne. Les Japonais d'autrefois ne faisaient pas de distinction entre de tels dieux et leurs propres anc res, qu'ils croyaient  re devenus des esprits protecteurs les observant du plus haut des montagnes. Avec l'arriv  du bouddhisme  ot ique au 9  e si le, les vieilles croyances se trouv ent enrichies d'une tradition encore plus riche. Ainsi les montagnes attir ent-elles encore plus de fid es et offrirent aux asc es, bouddhistes  ot iques ou shintoistes, des endroits sacr  pour leur retraite dans la montagne.

La ville d'Uwajima

Les combats de taureaux

Uwajima est r ut  pour ses T yû combats entre taureaux depuis plus de 400 ans. Ils ont lieu fois par an dans une ar e situ  sur une colline, â l'est de la gare. Comme pour le sumô, le vainqueur est celui qui pousse l'autre hors du ring, les matches opposent des adversaires de m e cat orie.


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KOCHI

TOKUSHIMA et ses environs


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French translation of the English-Japanese Shikoku Bilingual Guidebook, by Akiko Takemoto and Steve McCarty. Takamatsu: Biko Books. Version francaise r lis  par Rosine Vilpoix.

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